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MUSICOTHERAPIE ET TROUBLES "DYS"

Article complet sur l'application de la musicothérapie dans le traitement des troubles "dys" chez les enfants

Musicothérapie, orthophonie & troubles « Dys »

Que l’on évoque la musicothérapie réceptive ou active, la musique fait partie des outils préconisés dans le traitement des nombreux troubles cognitifs de l’enfant et du jeune adulte. Les troubles « Dys », l’autisme, les troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) affichent des résultats probants avec l’écoute et la pratique musicale.

Dans le cadre d’un suivi musicothérapie/orthophonie, une étude de l’INSERM a mis en avant les effets positifs de la musique sur les enfants notamment dyslexiques et à raison de 2 séances par semaine pendant 2 mois, 60 % des enfants du groupe « musique » ont vu leur niveau de lecture sortir des critères de dyslexie, contre seulement 28 % de ceux du groupe « art plastique ». (INSERM, 2015)

Musicothérapie réceptive et/ou Musicothérapie active

Ou plutôt devrait-on dire, est-ce que l’enfant reste passif ou joue t-il de la musique ? La réponse est : « les deux », mais contrairement à certaines pratiques de musicothérapie réceptive où il est question d’écouter une bande son, on remarque que l’enfant est plus réceptif à l’humain et le musicothérapeute devra pratiquer un instrument en séance pour stimuler l’attention, ce qui provoquera une interaction et de l’imitation lorsque la séance deviendra active. En pratiquant l’instrument de son choix, en le maitrisant, en répétant et en produisant de la musique, le corps tout entier sera sollicité. L’enfant DYS va devoir s’appliquer à maîtriser le rythme et le synchroniser avec la musique. Associée à un suivi orthophonique régulier, la musicothérapie est une aide précieuse pour favoriser le développement de la conscience phonologique, mais également pour améliorer le langage et l’écriture, maîtriser l’attention, et même pour aider en mathématique… avec les séquences rythmiques… puisque notre cerveau « compte » lorsque nous pratiquons un d’instrument.


Dyslexie et dysphasie

Comment ? La pratique musicale est complexe et nécessite une grande activité cérébrale. L’exposition, le traitement et la reconnaissance des sons permet de prendre conscience des variations de rythme et d’amplitude sonore que l’on retrouve dans la parole et la voix. Le travail autour du rythme, des mélodies, des chants et de l’harmonie musicale améliore également la faible mémoire de travail d’une enfant « dys »

Dyspraxie

Les jeux de rythmes sont de très bons outils dans les difficultés de coordination, l’augmentation du niveau d’activité motrice et les troubles cognitifs. En pratiquant un instrument, l’enfant dyspraxique apprend ainsi à dissocier les choses, à dissocier gauche et droite. Il explore l’instrument (même si il ne le connait pas), le maitrise et engage du jeu. Il n’est pas question dans un premier temps de création musicale au sens propre du terme mais de stimulation cérébrale facilitant un retour à une bonne coordination des gestes.

Musique et TDAH

Concernant les troubles de l’attention, la musique permet de faire plusieurs choses simultanément (chanter et reproduire un rythme par exemple) et de multiplier les types d’activités (écoute, pratique…). C’est une reproduction de leur quotidien qui permettra au fil des séances et selon le degré des troubles, de réduire l’hyperactvité, de mieux se contrôler, d’améliorer leur sociabilité, de stimuler leur curiosité, leur persévérance et leur motivation, ceci permettant ensuite de retrouver une meilleure estime de soi une plus grande confiance.

Dyscalculie

Plus complexe dans l’approch, la musicothérapie peut dans certains cas aider les enfants dyscalculiques qui rencontrent des difficultés avec les mathématiques. Les séances présentent un effet positif sur les capacités de calcul, ainsi que sur le raisonnent spatio-temporel. «  La musique est un exercice caché d’arithmétique, l’esprit n’ayant pas conscience qu’il est en train de compter  ». Cédric Villiani

«  Il y a véritablement un transfert de compétence au sein du cerveau, du rythme vers l’habilité à discerner les sons et donc à lire correctement, explique le chercheur. Et on peut imaginer que pour les enfants plus lents à progresser, le bénéfice de la musique devrait se poursuivre avec le temps ». En outre, ce traitement est assez facilement applicable (…), il existe des musicothérapeutes qui ont l’habitude de ces pratiques. L’enfant doit s’amuser et avoir envie d’y aller. (…). Ces séances doivent venir en complément de l’orthophonie qui n’a jamais été abandonnée pendant notre étude et qui reste un pivot de la prise en charge ».

En résume, la musique a des pouvoirs immenses sur les troubles cognitifs et si le traitement orthophonique est régulier, la musicothérapie sera un outil complémentaire et un allié formidable à l’attention des enfants.

Source : *Unité 1106 Inserm/Université Aix-Marseille, Institut de neurosciences des systèmes, Marseille / E. Flaugnacco et coll. Music Training Increases Phonological Awareness and Reading Skills in Developmental Dyslexia : A Randomized Control Trial PLoS One du 25 septembre 2015

 
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